DélégationPérigord Agenais

Confinés mais engagés

Mettre un peu de baume au cœur

Pour remédier à l’effet néfaste du confinement qui amplifie l’isolement des personnes qui en souffrent, pour palier au manque de contact direct avec celles qui habituellement sont accompagnées et garder un lien avec elles, les bénévoles du Secours Catholique du Périgord agenais à Neuvic, confinés mais engagés, ont multiplié les signes de leur solidarité. Ils témoignent.

Mettre un peu de baume au cœur

publié en mai 2020

Maintenir un lien avec les personnes que nous accompagnons

«  Depuis le début du confinement, les cinq bénévoles de l’équipe de Neuvic que nous formons, maintiennent naturellement le lien par SMS avec les personnes qu’elle accompagne habituellement, celles qui participent aux ateliers conviviaux, qui fréquentent la boutique solidaire. Chacun envoie des messages pour leur mettre un peu de baume au cœur. 

Très vite, nous avons voulu fédérer notre réseau d’acteurs autour d’un projet collaboratif : le tricot, pour réaliser des layettes ou des couvertures pour les pèlerins malades de Lourdes. Chacun peut réaliser un carré de 20 x 20 cm, que nous assemblerons lorsque nous pourrons nous rassembler à nouveau.

Nous relayons et participons aux initiatives de la délégation, comme : « L’Arbre de la solidarité ». Au début, c’était presque enthousiasmant de partager nos messages encourageants : textes, citations, images, photos de ses occupations, etc. Mais plus on avance dans le temps, plus on sent les interrogations et doutes venir. Surtout, les besoins augmentent, comme celui de contacts.

Parfois, je me décourage. J’aimerais faire plus pour alléger la souffrance des personnes en situation de fragilité. Je pense particulièrement à ces deux dames que je transporte à l’hôpital de Saint-Astier tous les deux jours, pour que chacune puisse rendre visite à sa sœur, pour l’une ; à sa mère, pour l’autre. » Martine, engagée au sein de l’équipe de Neuvic

Garder le contact avec les personnes migrantes

Habituellement, l’équipe accompagne et accueille des familles de migrants en situation irrégulière et déboutée. Grâce à son écoute et les cours d’alphabétisation, l’équipe tisse des liens avec ces familles.

« Depuis novembre 2019, nous suivons plusieurs familles déboutées de leur droit d’asile. Vivant dans des conditions précaires, dans des logements provisoires prêtés par des associations ou des paroisses d’Agen et de ses alentours, nous les aidons en contribuant au paiement de leurs factures énergétiques et du transport scolaire, ou en initiant des cours d’apprentissage du français.

Nous faisons partie du collectif migrants du Lot-et-Garonne. Une très bonne collaboration s’est construite entre les différentes associations pour coordonner les soutiens. En cette période de confinement, je suis rassuré de voir les familles devenues maintenant autonomes.

Bien sûr, on garde contact par téléphone, sms. Parfois, ce sontt eux qui me devancent en demandant de mes nouvelles, ça fait plaisir ! Plus généralement, j’entretiens notre réseau par mes réflexions sur ce que je peux vivre, ressentir depuis quelques semaines.

C’est sûr que le vivre-ensemble en prend un coup… J’ai la conviction que pour résister à cette mise à distance forcée, il nous faut puiser chacun dans nos ressources intérieures. Ma foi m’offre une autre vue sur la vie. J’en tire ma force ! » Henri, engagé au sein de l’équipe d’Agen

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