DélégationPérigord Agenais

Nous sommes tous des gens du voyage

« Car nous n’avons pas ici-bas de cité permanente, mais nous recherchons celle de l’avenir. » (Lettre aux Hébreux 13,14).

En son temps, Jésus, missionnaire itinérant sur les routes de Palestine, n’avait pas de lieu d’habitation fixe. À un disciple qui lui dit en chemin : « Je te suivrai où que tu ailles », Jésus répondit : « les renards ont des tanières et les oiseaux du ciel ont des nids ; le Fils de l’homme, lui, n’a pas où reposer la tête » (Luc 9,58).

Jadis, au temps de l’Exode, le peuple de Dieu avait cheminé longtemps dans le désert, à travers le Sinaï, vers la Terre promise, sans autre toit que la toile de tente des nomades.

Et Dieu lui-même résidait auprès de son peuple, dans la Tente du Rendez-vous, et l’accompagnait dans ses déplacements lorsqu’on levait le camp.

L’Église aussi est un peuple en marche, car, comme le dit la Lettre aux Hébreux, « nous n’avons pas ici-bas de cité permanente, mais nous recherchons celle de l’avenir ». L’illusion, pour les disciples de Jésus, serait de croire que leur point d’attache définitif est sur cette terre où ils ne sont que de passage. La tentation est grande de s’installer et de se croire arrivé.

Alors, écoutons Carole (20 ans) nous rappeler les difficultés et les joies de celles et ceux qui refusent de prendre racine :

« Nous, voyageurs, Manouches ou gitans, à l’époque, nous partions avec nos chevaux et nos roulottes. Nous avons traversé des pays, villes, villages, nous avons beaucoup voyagé, et le Seigneur nous bénissait dans chaque chemin et sur chaque route.

Nous, voyageurs, nous sommes rejetés, mais le Seigneur nous aime et personne ne pourra nous dire que nous ne sommes pas des êtres humains.

Nous, voyageurs, nous chantons autour du feu avec les guitares et les violons, nous chantons avec le Seigneur, car nous l’aimons plus que tout. »

Latcho drom tikne chave !

Bonne route petits enfants !

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