DélégationPérigord Agenais

« Si vous chantez, je vous accompagne »

Accompagner !

La musique nous indique toute la richesse de ce mot. « Si vous chantez, je vous accompagne au piano ».

Belle complicité qui demande une grande sensibilité, une attention continuelle à l’autre, pour vibrer sur le même rythme et où chacun met en valeur le potentiel de l’autre.

Gardons cette belle image à l’esprit, dans notre mission d’accompagnement.

Qui est celui qui vient demander de l’aide ?

C’est un être humain qui s’est développé dans le ventre d’une femme, qui a émerveillé son entourage au moment de ses premiers balbutiements, et puis...

Aujourd’hui il est en face de nous, en détresse.

Il y a des points de suspension qui ne demandent qu’à se raconter.

Que vient-il chercher ?

En demandant de la nourriture, c’est la vitalité qu’il recherche,

En demandant des vêtements, c’est de la chaleur qu’il recherche,

En demandant du travail ou de l’argent, c’est un lien social qu’il recherche.

Et si nous ne lui donnons qu’un paquet de pâtes, un gilet ou quelques euros, nous le retrouverons tant que nous n’aurons pas compris le message que lui-même ne sait pas exprimer.

Ne soyons pas un distributeur automatique et essayonsvde briser le voile des apparences.

Qui est l’accompagnateur ?

C’est un être humain qui s’est développé dans le ventre d’une femme, qui a émerveillé son entourage au moment de ses premiers balbutiements, et puis...

Aujourd’hui il se met au servicede son prochain en détresse.

Réflechissons à nos points de suspension.

L’accompagnateur peut-il s’imaginer en position de demandeur ?

Quelques réflexions entendues ici et là :

« Cela ne peut pas m’arriver, j’ai du répondant », « Plutôt mourir que de tomber si bas », « j’aurais trop honte ».

Bien difficile dans ces conditions de rencontrer le demandeur, d’être en enpathie. L’hypersensibilité du demandeur le perçoit dès le premier regard. C’est poutant le moment le plus important, car c’est dans ces quelques secondes que le mode de relation s’établit.

Que cherche l’accompagnateur ?

Mère Térésa ne soignait pas l’homme, elle soignait le Christ en l’homme.

Sommes-nous prêts à admettre que l’aide que nous apportons ne vient pas de nous, mais se manifeste à travers nous et que, en aidant l’autre, c’est nous que nous aidons ?

De ce fait, nous pouvons remercier les demandeurs de nous permettre de servir.

Si seulement les demandeurs savaient tout le bien qu’ils nous font...

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