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Thème
Boutiques solidaires
Ville(s)
Dordogne, Lot-et-Garonne

En Périgord Agenais on se mobilise contre l'ultra fast fashion

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Depuis janvier 2026, le Bureau du Périgord Agenais se positionne afin de lutter contre la fast-fashion et l’ultra fast-fashion dans les boutiques solidaires, en allant à la rencontre de toutes les boutiques de la délégation, afin de les sensibiliser sur le sujet et voir avec elles les pistes et solutions possibles pour améliorer nos pratiques.

Depuis la fermeture de la Tresse, entreprise de réinsertion qui récupérait nos surplus de vêtements dans les boutiques solidaires de la délégation, le Secours Catholique rencontre des difficultés quant à la gestion du textile et notamment à cause de son afflux de plus en plus important de vêtements, et ce, pas forcément de bonne qualité.

A l’heure actuelle les surplus des vêtements de nos 21 boutiques solidaires sont collectés par des bénévoles qui réalisent des tournées avec un fourgon et sont emmenés en déchetterie. Le problème de ces tournées, c’est que les vêtements apportés ne sont pas recyclés mais enfouis. Plus de 8 tonnes de vêtements ont été enfouis depuis le mois de juillet 2025. Cette solution de dépannage n’est pas durable sur le long terme et pas satisfaisante.

Il faut savoir que la majorité des vêtements qui ne nous servent plus sont envoyés à l'international et en grande partie en Afrique. Par exemple, le Ghana reçoit près de 160 tonnes de déchets textiles chaque jour créant des montagnes de déchets polluant ainsi l’air, l’eau et les sols.

Depuis janvier 2026, ce sont 11 boutiques qui ont été rencontrées et nos bénévoles se sentent concerné·es ! Les équipes mettent en place de nombreuses astuces et pratiques qui favorisent le réemploi :

A Bergerac, les bénévoles créent des sacs avec du tissu récupéré pour les acheteurs de la boutique. 

A Marmande, l‘équipe revalorise des tissus et des chutes de cuir pour les donner à des petits créateurs du territoire. 

A Mussidan, l’équipe refuse certaines marques d’ultra fast-fashion dans la boutique pour ne pas proposer de la mauvaise qualité aux personnes qui fréquentent les lieux

D’autres, au vu de l’enjeu, souhaitent aller plus loin :
 

A Saint-Astier, les bénévoles proposent de trier sur rendez-vous devant les donateurs et donatrices afin de le permettre de conscientiser les impacts de la fast fashion sur la boutique.

A Beaumont, l’équipe souhaite renforcer sa communication auprès des journaux locaux pour toucher davantage de personnes qui n’osent pas acheter de seconde main.

A Clairac et Marmande, les bénévoles proposent de créer des moments en inter-équipes pour réfléchir à des ateliers d’upcycling.
 

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